Cuba fête les 50 ans de sa révolution
01 01 2009( Europe 1.fr - Paris ) - Sur fond de déclin économique et d'interrogations sur la santé de Fidel Castro, Cuba célèbre jeudi le 50e anniversaire de la révolution qui a fait de l'île communiste un des principaux points de tension de la Guerre froide, aux portes des Etats-Unis. Des cérémonies discrètes en l'absence du "Lider Maximo".
Aux premières heures du 1er janvier 1959, Fidel Castro proclamait sa victoire à Santiago de Cuba après la fuite du dictateur Fulgencio Batista. Sur fond de déclin économique et d'interrogations sur la santé de Fidel, Cuba célèbre ce jeudi le 50e anniversaire de la révolution qui a fait de l'île communiste un des principaux points de tension de la Guerre froide, aux portes des Etats-Unis.
En raison de l'absence du "Lider Maximo", aujourd'hui âgé de 82 ans et qui n'a plus été vu en public depuis une lourde opération chirurgicale aux intestins en juillet 2006, mais aussi en raison des difficultés économiques que connaît l'île, les célébrations en grande pompe ont laissé place à un événement sans fioritures. Les autorités ont estimé qu'il serait malvenu d'organiser l'anniversaire de la révolution avec faste alors que le pays, outre la crise économique, a dû faire face, cette année, au passage de trois ouragans qui ont causé environ 10 milliards de dollars de dégâts.
Avant même le début des festivités, le président cubain Raul Castro a assuré que la révolution communiste lancée il y a 50 ans à Cuba par son frère Fidel n'avait pas échoué comme l'estiment les Etats-Unis, mais a annoncé de nouveaux temps durs pour les Cubains. L'économie cubaine est handicapée depuis 47 ans par un embargo économique américain, et la situation s'est encore dégradée après la chute de l'Union soviétique - principale alliée de Cuba - en 1991. "Cela n'a pas été un échec, même dans ces conditions. Ce fut un combat de tous les instants", a insisté Raul Castro, demandant aux Cubains d'être fiers d'avoir fait face à l'embargo américain. "S'il y a un peuple capable de faire face à des situations comme celle-ci, c'est bien le nôtre", a-t-il martelé. La révolution marxiste, a-t-il estimé, "a apporté de nombreuses choses positives, mais, en même temps, pose des problèmes que nous devons affronter". Selon le président, les principaux défis sont notamment la production alimentaire et les exportations, qui doivent être augmentées. "Il ne faut pas croire que dorénavant, tout sera facile. Peut-être que dorénavant, ce sera encore plus difficile", a-t-il prévenu.
Publié par : Marcel Charland à 18:30:56Permalien
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